La troisième guerre mondiale était froide. La quatrième est chaude. La guerre est éternelle. Nos soldats tombent dans un quasi anonymat en Afghanistan. D'autres partent en mission en Irak à l'insu de nos médias. L'état de la Russie est peut-être notre avenir : une dictature bling-bling, les jeunes envoyés à la mort tous les jours comme autant de chômeurs en moins et des médias orientés vers la seule distraction.

Tandis que la Coupe du Monde de Rugby simulait la guerre pour les sponsors, d'autres la perpétuent pour affaires. Guerre à l'humanité, guerre à la planète, sans aucune raison qui ne tienne véritablement. AES+F traite de cette fascination et en souligne l'érotisme morbide et infantile : adolescents sexys s'étripent avec des armes jouets et se mutilent en cinémascope. Le constat, pour peu qu'on se souvienne des identités de ces gangs militaires africains qui aiment se réfèrer aux films d'action américains de série B, Terminator vs Predator, est impitoyable de réalisme.

Le seul sujet pour un artiste aujourd'hui comme hier est la guerre. Civile. Sexuelle. Religieuse. Ecologique. Economique.

la guerre est éternelle.